Stabile de Calder à la gare de Grenoble

Calder

Je suis passé récemment à la gare de Grenoble, et j’ai constaté que le stabile de Calder « les trois pics » avait été tagué, Installé en 1968, haut de 12 mètres, il représente symboliquement les trois massifs montagneux qui entourent l’agglomération : la Chartreuse, le Vercors et le Massif de Belledone. En 1968 j’étais étudiant à Grenoble, et j’ai toujours beaucoup aimé ce stabile, j’espère que le maire écologiste de Grenoble aura à cœur de remettre cette œuvre en état.

I passed recently at Grenoble station, and I noticed that Calder’s stabile « the three peaks » had been tagged, Installed in 1968, 12 meters high, it symbolically represents the three mountains that surround the agglomeration : Chartreuse, Vercors and Belledone Massif. In 1968 I was a student in Grenoble, and I have always loved this stabile, I hope that the ecologic mayor of Grenoble will be keen to restore this work.

Mitterrand Face à Chirac

Chirac lance : « Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre et vous n’êtes pas le président de la République. Nous sommes deux candidats à égalité. […] Vous me permettrez donc de vous appeler M. Mitterrand ? »

Réponse : « Mais vous avez tout à fait raison, M. le Premier ministre… »

Chirac launches: « Tonight I am not the Prime Minister and you are not the President of the Republic. We are two equal candidates. […] Will you allow me to call you Mr. Mitterrand? « 
Answer: « But you are absolutely right, Prime Minister … »

Picasso et l’IA

IA

En 1998, des conservateurs de l’Art Institute of Chicago, qui passent le tableau le « Vieux Guitariste » aux rayons X, découvrent en filigrane, caché sous la peinture, la silhouette d’un portrait de femme, qui semble correspondre à un croquis préparatoire de Picasso. Deux chercheurs anglais Anthony BOURACHED et George H. CANN ont créé « à la manière de Picasso » un tableau à partir de la silhouette cachée sous la peinture.
Mode d’emploi :Vous prenez des photos des tableaux de Picasso, autant que vous pouvez en prendre, puis pour faire un tableau ressemblant à un Tableau de Picasso, vous prenez une image qui sera au final un tableau, vous appliquez un algorithme qui fait ressembler votre image a un tableau de Picasso à partir du stock d’images que vous avez récupéré, et ensuite vous vous extasiez sur la puissance de l’IA. L’image ci-dessus donne les différentes étapes.

In 1998, curators of the Art Institute of Chicago, who pass the painting « Old Guitarist » to X-rays, discover in filigree, hidden under the painting, the silhouette of a portrait of a woman, which seems to correspond to a sketch preparatory for Picasso. Two British researchers Anthony BOURACHED and George H. CANN created « in the manner of Picasso » a painting from the silhouette hidden under the painting.
Manual : You take pictures of Picasso’s paintings, as much as you can take them, then to make a painting resembling a Picasso painting, you take an image that will be a painting, you apply an algorithm that makes your image look like a Picasso’s painting from the stock of images you have recovered, and then you’re raving about the power of the AI. The image above gives the different steps.

Aujourd’hui j’ai mangé chez Chartier…

Restaurant Chartier :7 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris

Chartier

sur leur site ils donnent les indication suivantes, et je les approuve complètement
: On ne devient pas un mythe par hasard, pas plus qu’on ne le reste en vivant sur une réputation. Chartier a plus de 100 ans et se porte bien. Dans le cœur des parisiens de souche comme dans les souvenirs de touristes du monde entier, ceci expliquant peut-être cela. En 1896, le bouillon Chartier naît sur une idée simple : offrir un repas digne de ce nom à un prix modeste, respecter la clientèle pour gagner sa fidélité. Cinquante millions de repas et seulement quatre propriétaires plus tard, la recette est toujours aussi bonne… Le lieu, lui, au fil des décennies et des anecdotes, a vibré au rythme de tous ceux, illustres ou anonymes, qui l’ont aimé en couple, en famille ou entre amis. Ce faisant, il a acquis davantage qu’une personnalité unique : une âme. Entrez dans l’immense et légendaire salle classée. Installez-vous tranquillement à votre table, promenez votre regard sur les fameux meubles à tiroirs où les habitués récupéraient leur serviette, sur le tableau du peintre Germont, qui créa cette œuvre en 1929 pour rembourser sa dette. Observez le ballet incessant des serveurs en gilet noir et tablier blanc, à l’efficacité sans pareille… Et ouvrez grandes vos papilles ! Dans les assiettes, tradition et diversité se déclinent à des prix imbattables. Poireaux vinaigrette, œuf mayonnaise, potage aux légumes ou escargots réjouissants en entrée ; viandes, poissons ou plats canailles bien mijotés pour la suite : la carte est vaste, les saveurs authentiques et chaque plat tourne autour de 10 €. Régalez-vous en confiance, les fournisseurs sont sûrs et constants. Faites vous plaisir avec la fameuse coupe de crème Chantilly maison, vous ne la trouverez pas ailleurs.

on their site they give the following indications, and I approve them completely
: A restaurant doesn’t become a legend by accident, and it certainly can’t stay that way by resting on its laurels. Chartier is over 100 years old and still in the very prime of life. The restaurant is dear to native Parisians, which might help explain why it is just as beloved by tourists from the world over. In 1896, the Bouillon Chartier was born out of a very simple concept – provide a decent meal at a reasonable price and give customers good service in order to earn their loyalty. 50 million meals, and only four owners later, the recipe is still every bit as much a success. This place has known and been touched by all those, the many famous and anonymous faces, who have dined there, on romantic dates, as a family or with friends. It has developed more than a personality; they have given it a soul. Enter the large, legendary, historically listed dining room. Have a seat at a table and take the time to admire the famous sideboards where regulars kept their own, personal napkins and the painting by Germont, who gave it to the establishment as payment for his debt there. Watch the elegant to and fro of servers dressed in black vests and white aprons, unmatched for their efficiency. And then get ready to delight your taste buds! The dishes are traditional but with a wide range of choices at frankly unbeatable prices.
Enjoy leeks vinaigrette, hard-boiled eggs with mayonnaise, vegetable soup or snails for starters; meat, fish or stews simmered to perfection come next. The menu is a long one, the meals are authentic and the mains are around €10. You can be sure that what you’re getting is quality, too as their suppliers are consistent and always among the best. For dessert, treat yourself to the famous home-made Chantilly cream; you won’t find it anywhere else.

Francis Bacon a Beaubourg

Francis Bacon

Une exposition sur les oeuvres tardives de Francis Bacon.
Des tableaux qui ne cherchent pas a plaire, et le but est souvent atteint. Mais ils ne laissent pas indifférent. J’ai trouvé que dans cette exposition le plus intéressant était un interview de lui
.

C’est à la suite d’une exposition de Picasso en 1926 à Paris que Bacon débute la peinture.

An exhibition on late works by Francis Bacon.
Pictures that do not seek to please, and the goal is often achieved. But they do not leave indifferent.I found that in this exhibition, the most interesting thing, was an interview with him


It was after an exhibition of Picasso in 1926 in Paris that Bacon began painting.

Sharon Tate

Sharon Tate
Sharon Roman

A l’occasion de la sortie du film de Quentin Tarantino « Once Upon a Time… in Hollywood » on redécouvre Sharon Tate la première femme de Roman Polansky, morte assassinée.
Sur la photo de gauche c’est Margot Robbie qui tient le rôle de Sharon Tate dans le film de Tarentino ou on la voit aller au cinéma voir « Matt Helm Régle ses comptes » » dans lequel elle joue le rôle de l’agente britannique Freya Carlson.
Bio selon Wikipedia
C’est en faisant de l’auto-stop à Hollywood que Sharon Tate décroche un contrat pour jouer la comédie. Ses parents, sans jamais encourager son intérêt pour le show-business, se plient à ses vœux et, comme elle n’a pas encore 21 ans, valident son contrat en la plaçant sous tutelle judiciaire. Sharon Tate (à dr.) aux côtés de Max Baer Jr. et Nancy Kulp dans l’épisode The Giant Jackrabbit de la série The Beverly Hillbillies (vers 1963). Elle apparaît ainsi dans le peplum Barabbas en 1961. Suivent quelques petits rôles non crédités, notamment dans Le Chevalier des sables de Vincente Minnelli aux côtés de Richard Burton et Elizabeth Taylor. Elle rencontre le coiffeur hollywoodien Jay Sebring avec lequel elle entame une liaison avant de partir en France tourner Le Mystère des treize (1966). Le producteur du film, Martin Ransohoff, prépare à la même époque Le Bal des vampires, une parodie de films de vampires dirigée par le réalisateur polonais Roman Polanski. Ransohoff impose Sharon, sous contrat avec sa société, pour le rôle féminin principal alors que Polanski souhaite Jill St John. Polanski trouve Sharon très belle mais estime qu’elle ne correspond pas au rôle. Au cours du tournage, leur relation d’abord distante se change en romance. Sharon décide alors de quitter Jay. Elle joue la même année dans Comment réussir en amour sans se fatiguer et La Vallée des poupées, tiré du roman de Jacqueline Susann lequel a battu tous les records de ventes en librairie.

On the occasion of the release of Quentin Tarantino’s film « Once Upon a Time … in Hollywood » we rediscover Sharon Tate the first wife of Roman Polansky, dead murdered.
In the picture on the left it is Margot Robbie who plays Sharon Tate in Tarantino’s movie where we see her go to the cinema to see « Matt Helm Régle ses comptes » » in which she plays the role of British Agent Freya Carlson.
Bio according to Wikipedia
It’s hitchhiking in Hollywood that Sharon Tate lands a contract to play comedy. Her parents, without ever encouraging her interest in show business, comply with her wishes and, as she is not yet 21, validate her contract by placing her under judicial supervision. Sharon Tate (right) alongside Max Baer Jr. and Nancy Kulp in The Giant Jackrabbit episode of The Beverly Hillbillies (circa 1963). She appeared in the Barabbas peplum in 1961. A few small uncredited roles followed, notably in The Knight of the Sands by Vincente Minnelli alongside Richard Burton and Elizabeth Taylor. She meets the Hollywood hairdresser Jay Sebring with whom she starts an affair before going to France to turn The Mystery of Thirteen (1966). The producer of the film, Martin Ransohoff, is preparing at the same time The Vampire Ball, a parody of vampire films directed by the Polish director Roman Polanski. Ransohoff imposes Sharon, under contract with his company, for the main female role while Polanski wishes Jill St John. Polanski finds Sharon very beautiful but feels she does not fit the role. During filming, their relationship at first distant becomes romance. Sharon then decides to leave Jay. She plays the same year in How to succeed in love without getting tired and The Valley of the dolls, taken from the novel by Jacqueline Susann which broke all records in sales in bookstores

Berthe Morisot

Berthe Morisot

Le musée d’Orsay présente une exposition des œuvres de Berthe Morisot, Elle est dans le groupe des impressionniste la seule femme, des critiques sont choqués car ils considèrent ses tableaux comme non finis, je trouve que dans le tableau ci-dessous, ce qui en fait sa force c’est justement que les détail périphériques sont juste esquissés,

The Musée d’Orsay presents an exhibition of the works of Berthe Morisot, She is in the group of impressionist the only woman, critics are shocked because they consider his paintings as unfinished, I find that in the table below, which in fact its strength is precisely that the peripheral details are just sketched,

Berthe Morisot
Sylvie Patry, conservatrice, musée d’Orsay :« C’est l’une des artistes de l’impressionnisme qui à mon sens va jusqu’au bout, expérimente de façon très radicale les limites du fini et du non fini, de ce caractère esquissé, de cette volonté de donner une impression d’instantanéité, qui est au cœur de l’impressionnisme. Ça se traduit par une touche très libre, très gestuelle. On voit vraiment le pinceau de l’artiste à l’œuvre. Donc on a des touches très distinctes. Berthe Morisot n’hésite pas à laisser des morceaux de la toile visibles, non-finis. »

Sylvie Patry, Curator, Orsay Museum:« This is one artists of impressionism which in my opinion goes all the way, experiences in a very radical way the limits of the finite and the unfinished, of this sketched character, of this desire to give an impression of instantaneity, which is at the heart impressionism, which translates into a very free, very gestural touch – we really see the artist’s brush at work. Berthe Morisot does not hesitate to leave pieces of the canvas visible, unfinished. »

Dora Maar a Beaubourg

Dora Maar

Je suis allé voir l’exposition sur Dora Maar au centre Pompidou, pas très enthousiaste, mais j’ai été très agréablement surpris, cette exposition s’intéresse à toutes les facettes de la vie de Dora Maar, et sa liaison de 1935 à 1943 avec Picasso, n’est pas au centre de l’exposition loin de là. L’exposition est chronologique, et débute par ses portraits de mode, puis par les portraits d’hommes de la rue à Barcelone et à Londres, avant d’exposer ses peintures réalisées après sa rupture avec Picasso.

I went to see the exhibition on Dora Maar at the Center Pompidou, not very enthusiastic, but I was very pleasantly surprised, this exhibition is interested in all facets of the life of Dora Maar, and its liaison from 1935 to 1943 with Picasso, is not at the center of the exhibition far from it. The exhibition is chronological, and begins with his fashion portraits, then portraits of street people in Barcelona and London, before exposing his paintings made after his break with Picasso.

   

Buhrle

Exposition Bühlre au Musée Maillol

Emil Bührle

Emil Bühlre est naturalisé suisse en 1937. Dès 1938, conseillé par le marchand d’art Fritz Nathan, il réunit une importante collection d’art : entre des ventes d’armes importantes et des achats d’œuvres à prix « cassés », la période lui est particulièrement favorable. En 1939, sa fortune est estimée à 8,5 millions de francs suisses ; en 1945, elle s’élève à 170,6 millions1. De ses achats des années 1939-1945, treize se révéleront plus que douteux. En 1948 il acquiert Le Gilet rouge de Cézanne, l’année suivante La petite Irène de Renoir. À sa mort, ses deux enfants créent en 1960 la fondation Bührle. Le musée Maillol présente une exposition des principaux tableaux de cette galerie.

Emil Bühlre was naturalized Swiss in 1937. In 1938, advised by the art dealer Fritz Nathan, he assembled an important art collection: between large arms sales and purchases of works at « broken » prices, the period is particularly favorable to him. In 1939 his fortune was estimated at 8.5 million Swiss francs; in 1945, it amounted to 170.6 million1. Of his purchases of the years 1939-1945, thirteen will prove more than doubtful. In 1948 he acquired Cézanne’s The Red Vest, the following year Renoir’s little Irene. When he died, his two children founded the Bührle Foundation in 1960. The Maillol Museum presents an exhibition of the main paintings of this gallery

Assia Granatouroff

La plupart du temps pour une photo ou un tableau, quand le sujet est un modèle, le tableau cite le titre du tableau et le nom de l’auteur, mais il est très rare que soit cité le nom du modèle, Je pense qu’Assia Granatouroff fait exception à la règle, et quand une photographie la représentait, le titre était souvent « Assia par xxx » ou xxx est le nom du photographe dont l’histoire n’a retenu le nom que parce qu’il avait fait une photo de Assia. Elle fut un modèle très recherché dans les années 30 par des photographes qui furent nombreux a la photographier, la liste est longue: Aram Alban, Laure Albin-Guillot, Aurel Bauh, Nora Dumas, Rémy Duval, Germaine Krull, Ergy Landau, Dora Maar, Harry Meerson, Jean Moral, Roger Parry, Rogi André, Roger Schall, Emmanuel Sougez.
Christian Bouqueret lui a même consacré un livre « Assia sublime modèle ».

Most of the time for a photo or a painting, when the subject is a model, the table quotes the title of the painting and the name of the author, but it is very rare that the name of the model is mentioned, I think that Assia Granatouroff is an exception to the rule, and when a photograph represented her, the title was often « Assia by xxx » where xxx is the name of the photographer whose history only retained the name because he had taken a picture of Assia. She was a very sought-after model in the 1930s by photographers who were many to photograph, the list is long: Aram Alban, Laure Albin-Guillot, Aurel Bauh, Nora Dumas, Rémy Duval, Germaine Krull, Ergy Landau, Dora Maar , Harry Meerson, Jean Moral, Roger Parry, Rogi Andre, Roger Schall, Emmanuel Sougez.
Christian Bouqueret even devoted a book to him « Assia sublime modèle ».

André Vigneau Charles Despiau
Dora Maar Dora Maar
Emmanuel Sougez Germaine Krull
Remy Duval Roger Schall

« Visages Villages » Agnès Varda et JR

Visages Villages

Un film en forme de Balade à travers la France, à la découverte de lieux souvent abandonnés, c’est l’occasion pour Agnes Varda et JR de redonner par des collages de photos des habitants une vision artistique des lieux, le film est très poétique.

a movie like a stroll through France, discovering often abandoned places, it is the opportunity for Agnes Varda and JR to give back by collages of photographs of the inhabitants an artistic vision of the places, the film is very poetic.

Banksy à Paris

Parlement

Dans la présentation de l’exposition sur Banksy à l’Espace Lafayette DROUOT , la dernière phrase entre parenthèses indique que cette exposition est faite sans accord de Banksy….en fait rien n’est de Banksy,ce sont des graffeurs a qui on a demandė de copier Banksy.
« THE WORLD OF BANKSY
The World of Banksy – The Immersive Experience – Paris / June-July 2019
Une expérience immersive dans le monde du street-art : un voyage dans l’univers des œuvres de l’artiste. Ambiances urbaines et découvertes d’œuvres murales sans frontières. Graffeurs, amoureux des pochoirs, passionnés d’art urbain et curieux en tous genres, ne tardez pas et réservez une date dans votre agenda ! L’Espace Lafayette-Drouot vous accueille dans le 9ème arrondissement à partir du 13 juin de 10h00 à 18h00.
(l’artiste Banksy n’est pas associé à cet Evènement) »

Sur son site Banksy montre ses principales réalisations

In the presentation of the exhibition on Banksy at Espace Lafayette DROUOT, the last sentence in parentheses indicates that this exhibition is made without Banksy ….in fact nothing is from Banksy, they are graffiti writers who were asked to copy Banksy
« THE WORLD OF BANKSY
The World of Banksy – The Immersive Experience – Paris / June-July 2019
An immersive experience in the world of street-art: a journey into the universe of the artist’s works. Urban ambiances and discoveries of murals without borders. Graffiti lovers, stencil lovers, urban art lovers and curious of all kinds, do not delay and book a date in your agenda! Espace Lafayette-Drouot welcomes you in the 9th district from June 13 from 10:00 to 18:00.
(The artist Banksy is not associated with this event) »
on his website You can show Banksy’s realisations

Bernard Frize à Pompidou

Bernard Frize Bernard Frize Bernard Frize

Une exposition qui vaut surtout par les explications données par Bernard Frize pour chaque tableau exposé. Il indique de manière très simple et directe comment il a réalisé le tableau.
Ci-aprés l’interview de Bernard Frize par Angela Lampe, c’est beaucoup plus cérébral tout çà coup !

Entretien avec l’artiste
Revenons à vos débuts. Après une pause, vous avez repris vos activités en 1977, en couvrant simplement la trame de la toile par des traits colorés horizontaux et verticaux, de manière mécanique. Est-ce qu’on peut qualifier cette série d’activité absurde ou de reflet de l’absurdité du monde ?
Bernard Frize ‑ C’était en effet idiot de faire cela. Cela n’avait pas vraiment de sens, mais au lieu de décrire un monde sans raison, j’ai décrit un monde dont on cherche la raison. C’est pour cela que je l’ai fait comme un moine qui s’applique à répéter les traits horizontaux et verticaux, parce que cette activité m’a permis de chercher la raison pour laquelle je le faisais.
Ce qui est important c’est donc l’accomplissement de la tâche et non la signification ?
BF ‑ Tout à fait. Je me vois plus du côté de Lewis Carroll que du côté de l’absurdité totale d’Albert Camus. C’est sûr qu’il y a du Sisyphe dedans, malgré tout. J’aime prendre les choses tellement au pied de la lettre qu’elles s’ouvrent sur une manière de voir différente.
Est-ce qu’on peut dire que vous cherchez à vous débarrasser de la question du sens ?
BF ‑ Non, je ne le pense pas. Je cherche plutôt continuellement du sens, et le sens n’arrive pas. Je pense que c’est pour cela qu’il y a autant de formes différentes dans mon travail. Je ne répète pas la même chose, mais cherche des entrées différentes. J’établis des contraintes pour ne pas choisir et pouvoir continuer.
La pensée oulipienne était importante pour vous ?
BF ‑ Je ne sais pas. À mes débuts, je lisais beaucoup Ludwig Wittgenstein et Lewis Carroll, mais j’étais pris dans mon époque. L’OuLiPo est un bon outil pour aborder mon travail, mais lorsque j’ai réalisé les choses, je n’ai pas réfléchi à la question, c’était intuitif. (…)
La structure de l’exposition est conçue sur les paradoxes de votre travail. Nous venons de parler de votre façon de recourir pour vos tableaux aux systèmes, mais en même temps, on a l’impression que vous visez leur effondrement à l’aide d’effets aléatoires. Quel rôle joue le hasard dans votre démarche ?
BF ‑ Les systèmes donnent quelquefois un résultat absurde qui est le fruit du hasard. La réalité détruit finalement le système comme dans Quelques causes accidentelles et d’autres causes naturelles, Emir ou Drexel, Burnham & Lambert. Mon travail fixe des conditions dans lesquelles le hasard pourra intervenir. (…)
Est-ce que vous cherchez à apprivoiser le hasard, à le maîtriser en lui donnant une forme, en le mettant à votre service ? Comment l’utilisez-vous ? Est-ce que le hasard est pour vous un agent destructeur ou un élément libérateur ?
BF ‑ Au début, le hasard intervient par… hasard (rires). Ensuite, j’essaie de l’apprivoiser et de m’en servir. Cela dépend donc à quelle étape j’en suis. Comme je travaille beaucoup par séries, le hasard me sert aussi à sortir de la série pour trouver un autre angle.
Donc il libère ?
BF ‑ Oui, il me sert à sortir du système dans lequel, parfois, je l’apprivoise.
Encore une démarche paradoxale.
BF ‑ Oui, c’est ça, à chaque fois (rires). (…)
Un autre aspect de votre maîtrise technique est pour moi votre traitement de la surface. Le recours à la résine acrylique lui confère un aspect glacé, lisse, presque ciré, une surface qui semble comme encapsulée, comme inatteignable. On a l’impression que la peinture n’est plus accessible. Est-ce que votre peinture est mélancolique ?
BF ‑ Je ne sais pas. Contrairement à la peinture américaine ou à un art qui devient de plus en plus immersif, j’ai toujours voulu faire une peinture qui est loyale dans ses moyens et loyale vis-à-vis du spectateur qui ne doit pas se sentir dominé par mes toiles. Il peut les considérer d’homme à homme. Elles ne sont pas écrasantes, ni immersives. Pour cela, j’ai voulu sceller la peinture dans une matière quasi photographique. Je tenais à ce que ma peinture soit très lointaine.
Vous créez une distance.
BF ‑ Oui, c’est une manière d’être loyal vis-à-vis de celui qui regarde. Je respecte la personne en face qui a tous les outils et toutes les armes pour me contredire ou adhérer. (…)
L’importance de la ligne continue implique aussi un acte performatif, une peinture sans repentir. Vous avez admis jeter les œuvres ratées. Vous ne trichez pas. Pourrait-on parler d’une éthique de travail, voire d’une peinture éthique, transparente et lisible, réalisée avec des moyens honnêtes ? BF ‑ Oui, pour moi ce sont des conditions indispensables de mon activité. Je ne suis pas Houdini, je ne suis pas un illusionniste, je ne fais pas de magie, mais des choses totalement réalistes. Quand est-ce que vous jugez qu’une série est terminée ou épuisée, ou faut-il dire morte ?
BF ‑ Quand elle ne génère plus d’autres idées. En général, j’arrête une série quand elle m’a amené à une nouvelle idée et je la reprends quand j’ai le sentiment qu’elle peut encore m’amener ailleurs, qu’elle n’est pas finie.

Propos recueillis par Angela Lampe, conservatrice, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Commissaire de l’exposition In Code couleur n°34, mai-août 2019, p. 12-15.

An exhibition that is especially worth the explanations given by Bernard Frize for each painting on display. It shows in a very simple and direct way how he created the painting.
Here is the interview of Bernard Frize by Angela Lampe, it’s a lot more cerebral here!

Let’s start at the beginning. After a break, you resumed your activities in 1977 by simply covering the framework of the canvas, as if mechanically, with coloured horizontal and vertical strokes. Could this series be described as an absurd activity or a reflection of the absurdity of the world?
Bernard Frize – It was indeed a silly thing to do. It didn’t really have any meaning, but instead of describing a world without reason, I described a world we are searching for a reason for. That’s why I set to the task like a monk who applies himself to repeating horizontal and vertical strokes, because this activity enabled me to seek the reason why I was doing it.
So the important thing is to accomplish the task, not its meaning?
BF – Exactly. I see myself more in the tradition of Lewis Carroll than in the total absurdity of Albert Camus. But, of course, it’s Sisyphean in spite of everything. I like to take things so literally that they open up a different way of seeing things.
Could it be said that you are trying to get rid of the question of meaning?
BF – No, I don’t think so. It’s more that I’m continually looking for meaning, and the meaning doesn’t come. I think that’s why there are so many different forms in my work. I’m not repeating the same thing, but looking for different ways in. I establish constraints in order not to have to choose and to be able to continue.
Was Oulipian thought important for you?
BF – I don’t know. In the beginning, I used to read a lot of Ludwig Wittgenstein and Lewis Carroll, but I was trapped in that period. OuLiPo is a good tool for approaching my work but I wasn’t thinking about that when I made things, it was instinctive. (…)
The structure of the exhibition is designed around the paradoxes in your work. We have just discussed your way of having recourse to systems in your paintings but at the same time, we get the impression that you seek to break them down with random effects. What role does chance play in your approach?
BF – Systems sometimes provide an absurd result that is the fruit of chance. Reality finally destroys the system as in Quelques causes accidentelles et d’autres causes naturelles, Emir or Drexel, Burnham & Lambert. My work sets the conditions in which chance can play a role. (…)
Do you try to tame chance, to master it by giving it form, getting it to work for you? How do you use it? Is chance a destructive agent or a liberating element for you?
BF – In the beginning, chance plays a role… by chance (laughs). Then I try to tame it and use it. So it depends what stage I’m at. Given that I work a lot in series, chance also allows me to step back from the series, to find another angle.
So it frees you?
BF – Yes, it enables me to break free from the system in which I sometimes tame it.
Yet another paradoxical approach.
BF – Yes, that’s right, every time (laughs). (…) For me, treatment of the surface is another aspect of technical mastery. The use of acrylic resin produces a glazed, smooth, almost waxed aspect, a surface that seems to be encapsulated, as if unattainable. We get the impression the painting is no longer accessible.
Is your painting melancholic?
BF – I don’t know. Unlike American painting or art that becomes increasingly immersive, I have always wanted to make paintings that are loyal in terms of means and loyal with regard to the viewers, who should not feel subordinated by my canvases. They can look on them as equals. They’re not crushing or immersive. That’s why I wanted to seal off my paintings in a semi-photographic material. I wanted my painting to be very distant.
You create a distance.
BF – Yes, it’s a way of being loyal with regard to the viewer. I respect the person before me who has all the tools and weapons to either contradict me or agree with me. (…)
The importance of the unbroken line also implies performance, painting without remorse. You have admitted to throwing away failed works. You don’t cheat. Could we speak of a work ethic, even ethical painting that is transparent and legible, made with honest means?
BF – Yes, for me these are the indispensable conditions of my work. I’m not Houdini, I’m not an illusionist. I don’t do magic, only fully realistic things.
When do you decide that a series is finished or exhausted, or should we say dead?
BF – When it no longer generates other ideas. Generally speaking, I stop a series when it has brought me to a new idea and I return to it when I feel that it can still take me elsewhere, that it’s not finished.
Interviewed by Angela Lampe, curator, Musée National d’Art Moderne, Centre Pompidou, exhibition curator In Code couleur n°34, may-august 2019, p. 12-15

« Embouteillage » sur l’Everest

Parlement

Cette photo a été prise par le sherpa Nimsdai au ressaut Hillary à 8760 mètres d’altitude, lors d’une ascension de l’Everest, quatre personnes sont mortes….
La zone au-dessus de 7.600 mètres est appelée la zone de la mort. La raison ? Rien ne vit à cette altitude ou au-dessus. Et aucun humain ne peut survivre longtemps à cause du manque d’oxygène du à l’air raréfié. Et les grimpeurs sont très vulnérables au mal des montagnes une fois qu’ils sont dans la zone de mort. Ils ne peuvent pas échapper aux effets potentiellement mortels de la privation d’oxygène. Seul conseil : rester dans la zone de mort pendant le moins de temps possible. Bref : en partir avant que le manque d’oxygène finisse par user totalement le corps.

This photo was taken by Sherpa Nimsdai at ‘Hillary jump’ at 8760 meters altitude, during an ascent of Everest, four people died….
The area above 7.600 meters is called the zone of death. The reason ? Nothing lives at this altitude or above. And no human can survive long because of the lack of oxygen in the rarefied air. And climbers are very vulnerable to mountain sickness once they are in the death zone. They can not escape the potentially lethal effects of oxygen deprivation. Only advice: stay in the death zone for as little time as possible. In short: leaving before the lack of oxygen ends up using the body completely.