“Giacometro”

en attendant godot

Le week-end dernier je suis allé voir l’exposition de Giacometti à Beaubourg. La journée on peut se déplacer en voiture sans trop de mal malgré la grève des transports en commun.
Pendant tout la durée de la visite j’essayais d’imaginer un chemin de retour sans embouteillage, soit rentrer par l’ouest par le pont de Sèvre, soit par l’est et l’autoroute A6. Finalement j’ai choisi de passer par l’est et ça ne roulait pas trop mal.
Devant l’homme qui marche j’ai eu une pensée émue pour tous ces gens obligés de se rendre à pied sur leur lieu de travail à cause de la grève. Le buste de Diego dont le visage semblait ravagé, me faisait penser à tous ces gens sortant d’un métro bondé cherchant à retrouver un peu d’air frais après avoir été entassé une heure durant dans un métro qui n’en finit pas de ne pas fermer les portes.
Je ne vais quand même pas me laisser obnubiler en permanence par des grévistes qui ne pensent qu’à leurs privilèges.
Last weekend I went to see the exhibition of Giacometti in Beaubourg. The day we can travel by car without much harm despite the strike on public transport.
During the visit I was trying to imagine a way back without congestion, either to return by the west by the bridge of Sèvre, or by the east and the A6 motorway. Finally I chose to go through the east and it did not roll too badly.
In front of the “man walking” I had a thought for all those people forced to walk to their workplace because of the strike. The bust of Diego whose face seemed ravaged, made me think of all those people coming out of a crowded metro trying to find a little fresh air after being crowded for an hour in a subway that never stops not close the doors.
I will not let myself be constantly obsessed by strikers who think only of their privileges.